Dans le processus de ratification du traité constitutionnel européen, la presse signale que les politiques des Etats et les aspirations des citoyens varient les unes et les autres d'un pays à l'autre. Ainsi, le NON des Néerlandais serait plus "libéral-national" que le NON des Français, considéré comme plus "social-souverainiste"...
En même temps, les Etats défendent, malgré leur ralliement au traité, des "raisons" parfois fort différentes, dont les motivations seraient à chercher dans l'histoire et la "nature" même de ceux-ci. Il suffit de considérer l'actuel affrontement entre la France et le Royaume-Uni...
Une question se pose: Pourquoi veut-on, à tout prix, fondre en un seul bloc ce qui visiblement n'est pas toujours fusionnable? L'erreur majeure de l'U.E. et de son traité constitutionnel n'est-elle pas de vouloir uniformiser pour n'avoir qu'une seule "voix", pour n'être qu'une seule "puissance"?
Depuis le 29 mai, la diversité, d'ailleurs évoquée dans la devise même de l'U.E., se venge de n'avoir pas été respectée par les dirigeants de cette Europe-là...
Rappelons ce que nous disons depuis déjà fort longtemps: mieux vaut une Europe confédérale respectueuse des stratégies et des particularités régaliennes de chaque Etat qu'une Europe fédérale autiste face aux peuples, impuissante et désarmée au premier choc.